Le zoo de Saint-Félicien : conclusion

Il est temps de dire au revoir au zoo de Saint-Félicien et ses animaux fantastiques, dans cet article qui constitue le dernier maillon de la toute première chronique de voyage publiée sur La plume du macareux !

C’est avec ce dernier article que s’achève ma chronique consacrée au zoo de Saint-Félicien. Outre l’ours polaire, le tigre de l’Amour, le puma, les renards roux et le castor, notre visite du zoo sauvage de Saint-Félicien nous a envoûté par ses lynx du Canada et ses lynx roux, ses coyotes, ses moufettes rayées, ses marmottes et ses pandas roux, ses macaques japonais et ses chevaux de Przewalski. Beaucoup d’autres animaux étaient présents dans le parc, mais certains hibernaient, et d’autres étaient tout simplement inaccessibles en cette période, notamment ceux visibles grâce au petit train.

Le petit train du zoo de Saint-Félicien est un train touristique tout à fait ordinaire, à l’exception de quelques aménagements au niveau des ouvertures, mis en place pour assurer la sécurité des passagers. Lorsqu’il fonctionne, les visiteurs peuvent grimper à bord et s’y installer confortablement, avant de s’enfoncer dans un immense enclos contenant de petites zones boisées, plusieurs étangs et des prairies. Au cœur de cet enclos évoluent de multiples espèces animales emblématiques de la biodiversité canadienne, qu’il est ici possible d’observer en semi-liberté, à quelques mètres, voire centimètres, du train. Au détour des différents virages ou bien à la sortie d’une petite cabane canadienne reconstituée dans le décor sauvage, il est ainsi possible de découvrir l’orignal, le caribou, le cerf de Virginie, le loup gris ainsi que le loup arctique, l’ours noir d’Amérique, le renard arctique, le bison des plaines, le wapiti, ou encore, pour les plus téméraires, diverses espèces locales de canards. 

« Au coeur de cet enclos évoluent de multiples espèces animales emblématiques de la biodiversité canadienne, qu’il est ici possible d’observer en semi-liberté, à quelques mètres, voire centimètres, du train. »

Toutefois, notre visite se déroula au début du mois de décembre, durant une période touristique creuse dont le zoo profite pour diminuer son offre auprès des visiteurs et se concentrer sur la maintenance du zoo. De ce fait, le petit train était hors d’usage, ce qui nous priva de la vue de ces magnifiques animaux sauvages. Cela nous a bien entendu beaucoup attristés, mais ne constitue rien de réellement contrariant en soi, puisque cela nous donnera une belle occasion de revenir fouler le sol de ce parc zoologique d’exception, qui recèle plus d’une surprise à ses visiteurs. 

En effet, outre la faune incroyablement diversifiée et envoûtante qu’il recèle, le zoo sauvage de Saint-Félicien est également un trésor floristique. Bien que moins étudiée par les visiteurs, la flore du parc est en effet remarquable, et permet réellement de plonger dans l’ambiance sauvage des écosystèmes canadiens auxquels appartiennent les locataires des enclos. D’ailleurs, plusieurs pancartes sont disposées devant les enclos et dans les allées du parc, pour indiquer le nom des espèces d’arbres au milieu desquels nous circulons, et expliquer leur rôle écosystémique ainsi que leur histoire aux côtés des hommes, tout d’abord des premières nations, puis des occidentaux. 

« En effet, outre la faune incroyablement diversifiée et envoûtante qu’il recèle, le zoo sauvage de Saint-Félicien est également un trésor floristique. »

A ce décor déjà féérique viennent s’additionner la rivière et sa cascade, dont le bruit sourd et régulier accompagne le visiteur dans son escapade sauvage. La rivière, relativement – voire très – étroite selon les standards canadiens, serpente entre les arbres de la forêt boréale à un débit régulier, plongeant le parc dans une ambiance détendue et apaisante. Divers cafés, boutiques et restaurants en bois ont par ailleurs été disposés aux quatre coins du parc, permettant aux visiteurs de se reposer et se régaler confortablement, avec une vue remarquable sur le parc et ses environs, que ce soit sur les terrasses aménagées en surplomb des enclos ou au travers des grandes baies vitrées installées sur les façades de ces bâtisses parfaitement intégrées au paysage. 

Ainsi, le zoo sauvage de Saint-Félicien, situé dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, au nord du Québec, constitue une parenthèse enchantée dans un circuit touristique régional déjà incroyable. Perdu au milieu d’une plaine agricole qui s’étend jusqu’aux rives du lac Saint-Jean, à la périphérie d’un petit village québécois comme on peut en découvrir des centaines, le parc travaille avec cœur et dévotion à la préservation et la mise en valeur du patrimoine faunistique et floristique canadien. Dans un pays très conscient des enjeux environnementaux planétaires et de son rôle majeur dans la préservation des écosystèmes boréaux dont il possède une grande partie, le zoo sauvage de Saint-Félicien fait figure d’exemple de par ses valeurs et son engagement fort. Leur devise « Apprendre pour connaître – Connaître pour aimer – Aimer pour protéger » résonne avec profondeur dans le cœur des amoureux de la nature.

« Apprendre pour connaître
Connaître pour aimer
Aimer pour protéger »

Il est certain que les parcs zoologiques ne font pas l’unanimité. Certains adorent la proximité avec des animaux sauvages qu’il permet, d’autres détestent la captivité forcée qu’ils imposent à des êtres doués de conscience, d’autres encore y sont indifférents. Enfin, il y a ceux qui, comme moi, pensent que, bien que loin de représenter un idéal, ces parcs sont aujourd’hui d’une grande utilité dans un objectif de sensibilisation de la population aux enjeux biodiversitaires, et de protection des espèces sauvages en danger d’extinction. Car la devise du parc met le doigt sur une vérité peut-être sinistre mais indéniable : on ne protège jamais mieux que quand on aime, et pour aimer, il faut connaître. Or, par son travail exemplaire en matière d’éducation à la faune locale, le zoo sauvage de Saint-Félicien contribue à apporter la connaissance du monde sauvage aux adultes comme aux enfants, et ainsi permet à de nouvelles personnes chaque jour d’ouvrir un petit peu plus leur cœur à la nature sauvage, pour peut-être un jour, leur laisser un peu plus de place. 

« Il est certain que les parcs zoologiques ne font pas l’unanimité. »

J’ai donc décidé de terminer cette chronique sur les mots inscrits à l’entrée du parc zoologique, comme un hommage au travail remarquable qu’il accomplit, et l’expérience sensorielle extraordinaire qu’il procure à ses visiteurs chaque année. Merci à vous d’avoir suivi cette chronique jusqu’à son dénouement, et à très vite sur La plume du macareux pour de nouvelles chroniques à thème !

« Le zoo sauvage de Saint-Félicien veille à la mise en valeur d’un patrimoine unique dans toute sa diversité naturelle et culturelle : la Boréale. 

Des zones tempérées comme celle de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean à l’océan Arctique et tout autour du globe, la biodiversité du monde boréal se manifeste. 

Mais les écosystèmes, les espèces végétales et animales, dont l’humain, sont en équilibre fragile. Le Centre de conservation de la biodiversité boréale prend l’engagement de les faire connaître et apprécier tout en conservant cette biodiversité boréale. »

B x 

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